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Débat du Mardi - 5 Mai 2009

DDM du 5 mai 2009C'est pour cela qu'il semble regrettable de ne pas saisir notre chance d'établir, d'enraciner la puissance européenne, en commençant, à notre échelle, par améliorer la relation qu'ont les Français avec l'Europe.

Rendre son fonctionnement plus efficace, plus transparent, plus démocratique aussi, et que le travail des députés européens soit davantage mis en avant, s'inscrivent comme des nécessités que les participants au débat ont souhaité retenir ; de sorte que les électeurs se sentent liés, intéressés au Destin de l'Europe, qui ne se joue pas seulement à Bruxelles, mais aussi en France.

Car là aussi il semble y avoir un manque cruel de pédagogie. Les élections européennes ne doivent pas être considérées comme mineures : aucune émanation du pouvoir démocratique n'est mineure, surtout lorsqu'elle concerne 500 millions de personnes simultanément !

Un certain nombre de regrets se sont faits sentir concernant l'Europe unie que nous voudrions tous et qui est remise en cause.

Par les enjeux nationaux qui se substituent aux enjeux européens lors des élections, par le jeu dangereux d'un certain nombre de mouvements aux discours démagogiques en Europe, mais aussi en France, et qui ne font que déstabiliser un équilibre déjà précaire depuis les "non" au Traité sur la Constitution européenne, et au Traité de Lisbonne.

Du point de vue de la Défense européenne, et dans la ligne de ce que Michèle Alliot-Marie avait commencé à mettre en oeuvre lorsqu'elle était Ministre de la Défense, l'Europe doit se doter d'une armée capable de relever les défis d'aujourd'hui, que ce soit dans la guerre contre le terrorisme, ou dans des conflits locaux comme au Liban ou au Darfour.

L'Europe doit pourvoir AGIR sur tous les fronts !

DDM du 5 mai 2009Agir aussi sur le plan de l'environnement. Certes de nombreuses directives européennes ont des visées écologiques, mais il est nécessaire d'aller plus loin et d'avoir une vraie politique environnementale à 27.

Enfin concernant le toujours épineux sujet de l'entrée de la Turquie dans l'UE, les participants au débat se sont plutôt positionnés sur un « Non, mais... », rappelant que la Turquie devait encore faire de gros efforts sur le plan démocratique, sur le respect des droits de l'Homme ainsi que sur la conformité de ses lois avec celles de l'UE.

Le regard étant plutôt aujourd'hui tourné vers la Croatie qui continue de faire des efforts contre la corruption et le jugement de ses criminels de guerre, tout en martelant bien que la nécessité presque vitale aujourd'hui était de stabiliser l'Europe et d'intégrer pleinement les nouveaux entrants avant d'envisager d'élargir sous peu les frontières de l'Europe.