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Discours à Bordeaux de Michaël Bullara, Secrétaire général du Chêne

Et cette idée de rassemblement, c’est l’essence même du Gaullisme ; ce sont nos racines ! 

Un Gaullisme qui aujourd’hui encore ne s’incarne ni dans la gauche, ni dans la droite, car en réalité, vous le savez bien, il a vocation à s’adresser à chaque française, à chaque français, à tous les Français !

Nous sommes donc réunis ce soir, certes pour lancer une nouvelle « branche » du Chêne, ici en Gironde, mais aussi et sans doute avant tout, pour marquer notre volonté de « coller à la France ».

Car Oui, nous incarnons bien plus qu’un simple groupe militant, nous collons à la France !

Nous collons à la France, parce que vous venez tous d’horizons sociaux, culturels, cultuels… différents. C’est cela la richesse de notre Chêne, ce « métro à 18h00 » dont parlait André Malraux.

 

Chez nous, l’idée de rassemblement n’est pas uniquement un mot ; c’est une réalité qui, loin des communautarismes, constitue le fondement de l’unité de notre Nation.

Une Nation qui n’est la France que lorsqu’elle est juste !

Et dans un Monde qui connaît, depuis plusieurs années, d’immenses transformations, dans l’ordre politique comme dans l’ordre économique, avec des défis majeurs et des impacts évidents sur notre quotidien, nous avons l’obligation de veiller à ce que notre Pays soit garant, pour tous, de ce besoin de justice.

* * *

Aujourd’hui, la situation internationale, sans précédent, confirme que le système capitalistique, dans lequel nous avons vécu, est engagé dans des mutations gigantesques.

 La crise financière et économique qui a débuté aux Etats-Unis a pris une ampleur que personne n’avait prévu.

Et nous pouvons nous réjouir que la Présidence Européenne ait été française au second semestre 2008 car Nicolas Sarkozy a su, à ce moment, prendre les décisions rapides et énergiques qu’il fallait !

Imaginez un instant si Ségolène Royal avait été Présidente de la République ?!
Quelle « bravitude » nous aurait-elle démontrée ?!

Non seulement Nicolas Sarkozy a su prendre des décisions rapidement au niveau européen mais, avec François Fillon et le gouvernement, ils ont mis en place un plan de relance de 26 milliards d’euros afin d’aider l’investissement et donc à préserver et à créer des emplois.

Alors bien sûr, l’opposition et le Parti Socialiste en particulier, conteste ce plan et cette détermination politique.

Arrêtons-nous un instant sur ce qu’ils proposent :

Commençons par le « chapô » : c’est 50 milliards d’euros de dépenses budgétaires « brutes » et une injection de 40 milliards dans l’économie, soit l’équivalent de 2% de notre Produit Intérieur Brut.

Et si nous regardons un peu plus le menu, nous trouvons :

- augmenter le SMIC de 3%

Une telle mesure est «inadaptée et dangereuse pour l’emploi», car elle freinerait considérablement la compétitivité des entreprises déjà fragilisées par la crise.

Et lorsque le Parti socialiste met en avant l’exemple de ce que José Luis Zapatero a fait en Espagne en doublant le salaire minimum, il oublie de préciser que celui-ci est de 600 euros, alors que le SMIC français s’élève à plus du double !

- verser un chèque anti-crise de 500 euros aux familles en difficulté

Il y a fort à parier que ce chèque anti-crise irait non pas vers la consommation mais plutôt vers l’épargne, voire au bas de laine sous le matelas !

Vous le voyez bien tous les jours autour de vous, les Français sont inquiets pour leur avenir et peu enclins à dépenser. Ou bien, il existe un véritable risque que s’ils dépensent cette somme, cela se fasse pour acheter des produits importés, ce qui dégraderait de fait notre déficit commercial.

Et puis, on trouve également dans le catalogue socialiste les vieilles recettes tout droites sorties de la naphtaline, de 1981, de 1988, de 1997 :

- supprimer le bouclier fiscal

-rendre plus difficiles les licenciements

et bien sur : leur tarte à la crème habituelle : créer des "emplois aidés" supplémentaires

* * *

Je vous disais tout à l’heure que la France est grande quand elle est juste.

Le plan de relance du gouvernement n’oublie pas les plus fragiles et fait jouer la solidarité avec les plus modestes de nos compatriotes :

·        une prime de 200 euros sera versée en avril 2009 aux futurs bénéficiaires du RSA, soit près de 4 millions de personnes ; et une prime exceptionnelle de 220 euros sera versée aux allocataires de minima sociaux ;

·        500 millions d'euros sont affectés aux nouvelles politiques actives de l'emploi ;

·        les pensions retraites ont été revalorisées de 0,8% en septembre 2008 ; les petites retraites agricoles sont augmentées.

·        le minimum vieillesse augmentera de 7% en 2009

·        la prise en charge de 50% du montant des cartes de transport est en cours de généralisation ;

·        un tarif social du gaz a été instauré

 

A côté de ces mesures très concrètes et qui touchent tout directement nos compatriotes, il y a naturellement celles qui visent à sécuriser le système bancaire, qui vise à soutenir la vie de nos entreprises, et à assurer les emplois.

La consolidation du système bancaire :

Parce qu’il faut limiter le risque d’effondrement des crédits : à savoir le fait que les banques hésitent à se prêter de l’argent entre elles et à en prêter à leur tour aux entreprises, aux collectivités locales et aux ménages ; mais aussi parce qu’il est nécessaire de rétablir la confiance sur les marchés financiers,

Le gouvernement a adopté un plan de soutien aux banques.

320 Milliards € : c’est le plafond de garantie accordée par l’Etat pour permettre aux banques de se refinancer.

40 Milliards € : c’est le plafond de garantie accordée par l’Etat pour renforcer le capital des banques et éviter ainsi tout risque de faillite.

Le soutien concret aux entreprises

Il faut assurer l’accès au crédit des entreprises :

- 22 Milliards d’euros ont été débloqués pour soutenir le financement des PME.

OSEO, la banque des PME, est ainsi en mesure d’apporter plus de garanties aux entreprises qui veulent investir.

- Les banques ont l’obligation d’utiliser les crédits que l’Etat garantit et les fonds propres qui leur ont été injectés pour faire du crédit à l’économie.

L’Etat assurera le suivi de la façon dont les banques accordent les prêts et veillera à ce qu’elles jouent le jeu. Les préfets et les trésoriers payeurs généraux sont mobilisés à cet effet.

Il faut encourager l’investissement privé grâce :

- à l’exonération de la taxe professionnelle pour les nouveaux investissements réalisés jusqu’à la fin de l’année. Le manque à gagner pour les collectivités locales sera compensé par l’Etat

- Le remboursement du Crédit Impôt Recherche sera accéléré

Il faut soutenir les entreprises en difficulté !

Un Fonds stratégique d’investissement national sera crée pour appuyer les entreprises qui doivent se restructurer. Ce fonds sera géré et financé par la Caisse des Dépôts et Consignations.

Le soutien à l’emploi

Il faut aider l’emploi dans le secteur non marchand.

Il faut instaurer une « sécurité sociale professionnelle » et accélérer la mise en place de guichets uniques (100% pour l’été 2009), accélérer l’instauration d’un entretien unique pour la recherche d’emploi et l’indemnisation et ainsi avoir une plus grande réactivité face aux restructurations et aux plans sociaux.

- Le Contrat de transition professionnelle sera étendu aux bassins d’emplois touchés par la crise.

- Le gouvernement va très prochainement étudier la généralisation d’un dispositif calqué sur le contrat de transition professionnelle.

- Le « fonds national de revitalisation des territoires » sera opérationnel d’ici la fin de l’année. Il doit inciter l’implantation d’entreprises sur les territoires ayant subi des restructurations.

* * *

Vous voyez donc que le plan du gouvernement est ambitieux et à la hauteur de la grandeur de la France.

Et c’est pourquoi Le Chêne s’inscrit complètement dans cette vision en soutenant activement ces politiques !

D’ailleurs, qui aurait pu en douter ? L’essence du gaullisme, c’est la volonté, c’est l’ambition, c’est – précisément – le refus de toute forme de résignation.

Nous avons toujours voulu – que dis-je : nous VOULONS – une France qui soit fidèle à ce qui fait sa personnalité, à ce qui fait son identité profonde, à ses valeurs, en un mot.

 

Et oui, je vous l’ai dit, nous sommes convaincus que la France est grande quand elle est juste.

Mais la France est grande aussi quand elle réveille toutes les libertés !

Mes chers Amis, grâce à Michèle ALLIOT-MARIE qui nous en offre la possibilité à travers notre Chêne, nous devons oser être nous-même : audacieux, novateurs, porteurs d'un message, conjuguant à la fois la Liberté d'entreprendre et l'humanisme responsable.

Nous avons donc vocation à proposer, à imaginer.

Nous avons vocation à rassembler les énergies et les talents qui sont nombreux sur tout le territoire.

Nous rencontrons tous des personnes qui ont du dynamisme, une soif d’entreprendre, qui mettent des projets en place, dans tous les domaines : économiques, culturels, sociaux, …

Nous ne devons pas les désespérer et les laisser seuls.  Nous ne devons pas accepter que ces talents restent méconnus ; nous n’avons pas le droit de les laisser seuls.

Et c’est pour cela qu’aujourd’hui, je veux que nous proposions ensemble que voie le jour une véritable « Agence nationale des Réussites ».

Trop souvent, on ne nous montre que ce qui va mal, ce qui est difficile, ce qui ne marche pas…

Et si je fais cette proposition d’une Agence nationale des Réussites, ce soir, à Bordeaux, c’est parce que je garderai toute ma vie en tête une phrase prononcée un jour par Alain Juppé et où il nous appelait à ce que nous soyons « les anti-dépresseurs du moral des Français » !

Oui, Alain, tu avais et tu as raison !

Tous ensemble, faisons ce travail de recensement des bonnes pratiques, de ce qui fonctionne, de ce qui va bien, de toutes ces expériences réussies, de toutes ces énergies qui peuvent être le moteur de réussites locales, pour d’autres.

Apportons cette reconnaissance à tous ceux qui le méritent, qui s’investissent, qui donnent d’eux-mêmes.

Encourageons les Français et encourageons la France !

 

* * *

Mes chers compagnons,

 

Je le sais, on me le dit souvent dans les déplacements que j’effectue, certains d’entre nous se sont interrogés ou s’interrogent encore sur le sens même de leur engagement militant ou politique ; ce qu’un certain Alain (et je ne parle pas du philosophe…) a pu appeler « La tentation de Venise » !

 

Je vais vous le dire franchement et sans langue de bois : leurs doutes et leurs interrogations étaient bien légitimes !

 

Mais je vais aussi vous faire une confidence : se poser trop de questions, je trouve cela ennuyeux et peu constructif ! Alors, je suis convaincu qu’il est vital que nous reprenions une marche cohérente vers l’avant.

 

C’est d’ailleurs la « feuille de route » que m’avait confiée Michèle ; elle était claire.

Et nous avons lancé cette aventure du Chêne autour de trois directions :

-      construire un mouvement organisé et structuré qui permette à tous ceux qui le veulent de s’engager ;

-      devenir un laboratoire d’idées qui favorise les vrais échanges sur tous les thèmes, sans tabous et se projette vers demain ;

-      incarner la sensibilité gaulliste au cœur de la majorité, qui garantisse cette certaine idée de la France et cette certaine idée de l’Homme, auxquelles nous sommes attachés.

 

Engagement pris ; engagement tenu !

Et c'est ensemble que nous avons accompli cette mission.

 

Quand je dis nous, je parle bien entendu des membres de l’équipe nationale qui m’entourent et qui se sont dévoués sans compter, jetant dans la balance toute leur fougue, toute leur énergie et toutes leurs convictions : Laurent, Frédéric, Jérémy, Lise, Arnaud, Thomas … ceux qui ont fait le déplacement ce soir mais aussi tous ceux qui au même moment, animent notre traditionnel « Débat du Mardi » à Paris, au Centre national.

 

Mais cette ardeur n’aurait servi à rien si VOUS n’aviez pas répondu présents, si chacune et chacun d’entre vous ne s’était pas mobilisé dans l’ensemble de nos villes et de nos villages.

 

Trop souvent, on a voulu donner une image réductrice du militantisme, ne nous assimilant qu’à des applaudisseurs, des porte-tracts et des colleurs d’affiches de nos élus.
Nous étions ceux vers qui tout le monde se tourne quand vient le temps des élections.

 

Je savais, parce que je suis l’un des vôtres, que ce n’était pas l’idée que vous vous faites de notre implication.

 

A travers les Branches du Chêne que j’ai déjà visitées depuis le mois d’Octobre dernier, j’ai senti votre détermination ; j’ai aussi beaucoup appris de vous !

 

Oui, je veux le dire avec humilité et gratitude : en vous rencontrant, j’ai appris, nous avons appris, avec vous !

 

 

 

Des visages dans cette salle me rappellent ces rencontres :

A côté de Saint-Jean-de-Luz où j’ai pu voir l’action concrète d’une PMI leader sur le marché international et qui a su mettre en œuvre la belle idée d’intéressement et de participation ; à Egly, petit village de l’Essonne où j’ai retrouvé des compagnons combatifs, un samedi après-midi ; à Rouen où nous avons longuement parlé culture et rayonnement culturel de la France, en relevant des expériences locales fortes ; à Grenoble où, comme ce soir, nous étions très nombreux il y a quelques semaines pour lancer la Branche de l’Isère ; à Laval, à Lyon, … je ne peux pas, vous le comprendrez, énumérer tous les départements mais sachez que partout, j’ai trouvé des personnes motivées, dévouées, engagées.

 

Mes chers compagnons, ensemble, nous avons relevé le défi !

Vous avez secoué la torpeur de ceux qui doutaient. Vous avez tourné le dos à la facilité et au découragement.

 

Et ce résultat, après également la formidable rencontre nationale que nous avons eue à Paris le 13 janvier dernier autour de Michèle ALLIOT-MARIE, de Claude GUEANT, de Jean-Louis BORLOO, de Jean-Pierre RAFFARIN, de Xavier BERTRAND, de François FILLON … oui, ce résultat : c’est notre succès ; c’est votre succès !

Avec notre présidente, nous souhaitons que notre mouvement soit encore plus présent en régions.

La force et la vigueur d’une structure politique en sont sa base et c’est pourquoi nous souhaitons qu’elle se renforce, progressivement, et ainsi faire reposer ses fondements sur des militants, nombreux et motivés.

Le Chêne fait partie intégrante de la majorité et c’est à ce titre que Michèle ALLIOT-MARIE a été élue Vice-Présidente du Conseil National de l’UMP, lors du dernier Conseil National, afin de représenter la sensibilité d’un gaullisme résolument moderne.

Nous nous voulons un mouvement tourné vers l’avenir et c’est pourquoi nous développons les branches locales et thématiques afin que ces dernières puissent nourrir une réflexion prospective pour construire la France de dans 10 ans, 20 ans, voire plus !

Il est donc nécessaire d’organiser le Débats d’idées, entre vous, mais aussi avec des sympathisants, avec le monde associatif, avec le monde de l’entreprise, afin que la réalité de terrain puisse nous être transmise et ainsi devenir une force et une richesse.

Le Chêne, aujourd’hui, sera votre porte-voix pour pérenniser une conception gaulliste du Monde, de l’Europe et de la France, une conception adaptée au 21° siècle.

 

* * *

 

Nous avons fait le choix de renouer avec les Français, de retrouver cette assise et cette fraternité populaires qui nous permettent d’épouser les inquiétudes de notre Pays, de vivre ses émotions, de connaître ses espérances les plus profondes.

 

Cette  osmose avec nos compatriotes nous conduit sur le chemin de la maturité politique.

 

Ce choix était celui de la raison, c’est aussi celui de l’efficacité !

Notre présence sur le terrain se justifie par le désir de partager avec les Français notre vision de l’avenir dans laquelle chacun a légitimement sa place, dans laquelle chacun peut et doit se retrouver : donner à nos concitoyens la possibilité de participer à la construction d’un avenir commun, d’un destin partagé !

Je vous l’ai dit plusieurs fois ce soir : la France est grande quand elle est juste.

Cette volonté de justice, c’est le pragmatisme du quotidien dans l’action qui doit être la nôtre.

Cette volonté de justice, c’est placer l’Homme au cœur de la décision politique.

Cette volonté de justice, c’est avoir en permanence à l’esprit que moins que jamais, cette France ne saurait vivre que pour elle-même.

Pour être elle-même, la France doit aussi compter ; compter dans le monde ; agir sur le monde.

C’est le seul projet qui soit véritablement conforme à notre histoire, à nos combats passés, à ceux de demain, à notre engagement militant.

C’est le seul projet qui soit véritablement gaulliste !

* * *

Mes chers Compagnons,

Vous le savez, vous mieux que quiconque, les Gaullistes ont cela dans le sang. Quand le monde hésite ou flanche, ils font face, ils reprennent le drapeau, ils affirment leurs convictions.

Eh bien debout les Gaullistes et collez à ce que vous êtes en incarnant, ici en Gironde, ce renouveau qu’avec Michèle ALLIOT-MARIE, nous appelons de nos vœux !

 

Oui, nous voulons réveiller les libertés.

Oui, nous sommes convaincus que la France est grande quand elle est juste.

Oui, ENSEMBLE, nous avons la France au cœur !