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Discours à Dijon de Michaël Bullara, Secrétaire général du Chêne
Vous comprendrez que j’ai moi aussi une pensée amicale et de remerciements pour un gaulliste de toujours, Robert Poujade. A ses côtés, nous sommes nombreux à avoir appris, à avoir été formés à une école rigoureuse de la Politique.
Et si aujourd’hui, ceux qui étaient « les jeunes » sont en responsabilité dans ce département comme ailleurs, nous lui devons en grande partie.

Une fois encore, nous voici donc rassemblés !
Et cette idée de rassemblement, c’est l’essence même du Gaullisme ; ce sont nos racines !

Au cœur de la Majorité présidentielle, bien sur, nous sommes divers !

C’est la caractéristique de l’UMP après avoir été celle du RPR.
Nous sommes divers, mais nous devrons être unis !

Pour faire face aux multiples enjeux politiques, mais aussi pour façonner le visage de la France de demain, nous avons besoin de chacun ; et notre diversité fait notre force parce qu’elle ressemble aussi à la diversité des Français.

Personne ne peut dire qu’il incarne à lui seul ce que pensent tous les Français, mais tous ensemble, nous avons la possibilité de leur montrer que nous comprenons leurs problèmes et nous pouvons aussi apporter des solutions.

Oui, divers nous rassemblons et unis nous gagnons !

Pour Le Chêne, lancer une nouvelle « branche », ici en Côte-d’Or, comme nous avons pu le faire dans déjà plus de 60 départements et récemment encore en Seine-Maritime, dans le Rhône, en Isère, en Gironde, c’est aussi et sans doute avant tout, marquer notre volonté de « coller à la France ».

Et cette France, elle n’est elle-même que lorsqu’elle est juste !

Dans un Monde qui connaît, depuis plusieurs années, d’immenses transformations, dans l’ordre politique comme dans l’ordre économique, avec des défis majeurs et des impacts évidents sur notre quotidien, nous avons l’obligation de veiller à ce que notre Pays soit garant, pour tous, de ce besoin de justice.

Aujourd’hui, la situation internationale, sans précédent, confirme que le système capitalistique, dans lequel nous avons vécu, est engagé dans des mutations gigantesques.

La crise financière et économique qui a débuté aux Etats-Unis a pris une ampleur que personne n’avait prévu.

Et nous pouvons nous réjouir de la détermination du Président de la République, du Gouvernement, de nos Parlementaires de la Majorité car, chacun à leurs niveaux, avec efficacité, avec conscience aussi, ils ont su prendre les décisions rapides et énergiques qu’il fallait !

Pendant ce temps, au Parti Socialiste, il n’y a plus d’unité, il n’y a plus de leader, il n’y a plus d’idées.
Ils ont oublié ce qui est l’honneur, ce qui est la force de la politique, c’est-à-dire l’envie de se dévouer pour les autres, l’envie d’agir pour les autres, l’envie de rendre ce que l’on a reçu, l’envie d’être motivé, d’être entraîné par quelque chose qui dépasse chacune et chacun d’entre nous et qui est le service du pays, le service d’une certaine idée de la France, de sa place dans le monde.

Je vous disais tout à l’heure que la France est grande quand elle est juste.

Cette justice, c’est aussi celle que nous avons retrouvée dans le plan de relance du gouvernement. Un plan qui n’oublie pas les plus fragiles et fait jouer la solidarité avec les plus modestes de nos compatriotes :

· une prime de 200 euros a été versée ce mois-ci aux futurs bénéficiaires du RSA, soit près de 4 millions de personnes ; et une prime exceptionnelle de 220 euros sera versée aux allocataires de minima sociaux ;

· 500 millions d'euros sont affectés aux nouvelles politiques actives de l'emploi ;

· les pensions retraites ont été revalorisées de 0,8% en septembre 2008 ; les petites retraites agricoles sont augmentées.

· le minimum vieillesse augmentera de 7% en 2009

· la prise en charge de 50% du montant des cartes de transport est en cours de généralisation ;

· un tarif social du gaz a été instauré

A côté de ces mesures très concrètes et qui touchent tout directement nos compatriotes, il y a naturellement celles qui visent à sécuriser le système bancaire, qui vise à soutenir la vie de nos entreprises, et à assurer les emplois.

La consolidation du système bancaire :

Parce qu’il faut limiter le risque d’effondrement des crédits : à savoir le fait que les banques hésitent à se prêter de l’argent entre elles et à en prêter à leur tour aux entreprises, aux collectivités locales et aux ménages ; mais aussi parce qu’il est nécessaire de rétablir la confiance sur les marchés financiers,

Le soutien concret aux entreprises :

- en assurant l’accès au crédit des entreprises

- en encourageant l’investissement privé grâce :

o à l’exonération de la taxe professionnelle pour les nouveaux investissements réalisés jusqu’à la fin de l’année. Le manque à gagner pour les collectivités locales sera compensé par l’Etat

o et au remboursement du Crédit Impôt Recherche qui sera accéléré

- en soutenant les entreprises en difficulté grâce à un Fonds stratégique d’investissement national pour appuyer les entreprises qui doivent se restructurer. Ce fonds étant géré et financé par la Caisse des Dépôts et Consignations.

Le soutien à l’emploi :

Il faut aider l’emploi dans le secteur non marchand.

Il faut instaurer une « sécurité sociale professionnelle » et accélérer la mise en place de guichets uniques (100% pour l’été 2009), accélérer l’instauration d’un entretien unique pour la recherche d’emploi et l’indemnisation et ainsi avoir une plus grande réactivité face aux restructurations et aux plans sociaux.

- Le Contrat de transition professionnelle sera étendu aux bassins d’emplois touchés par la crise.

- Le gouvernement va très prochainement étudier la généralisation d’un dispositif calqué sur le contrat de transition professionnelle.

- Le « fonds national de revitalisation des territoires » sera opérationnel d’ici la fin de l’année. Il doit inciter l’implantation d’entreprises sur les territoires ayant subi des restructurations.

Et c’est pourquoi Le Chêne s’inscrit complètement dans cette vision en soutenant activement ces politiques !

D’ailleurs, qui aurait pu en douter ? L’essence du gaullisme, c’est la volonté, c’est l’ambition, c’est – précisément – le refus de toute forme de résignation.

Nous voulons une France qui soit fidèle à ce qui fait sa personnalité, à ce qui fait son identité profonde, à ses valeurs, en un mot.

La France est debout, chers Compagnons, et rien que cette nouvelle doit nous inciter à être les cœurs battants de notre République !

Grâce à Michèle Alliot-Marie qui nous en offre la possibilité à travers notre Chêne, nous devons oser être nous-même : audacieux, novateurs, porteurs d'un message, conjuguant à la fois la Liberté d'entreprendre et l'Humanisme responsable.

Nous avons donc vocation à proposer, à imaginer.

Nous avons vocation à rassembler les énergies et les talents qui sont nombreux sur tout le territoire.

Nous rencontrons tous des personnes qui ont du dynamisme, une soif d’entreprendre, qui mettent des projets en place, dans tous les domaines : économiques, culturels, sociaux, …

Nous ne devons pas les désespérer et les laisser seuls. Nous ne devons pas accepter que ces talents restent méconnus ; nous n’avons pas le droit de les laisser seuls.

Et c’est pour cela que j’ai proposé, il y a deux mois, que voit le jour une véritable « Agence nationale des Réussites ».
Trop souvent, on ne nous montre que ce qui va mal, ce qui est difficile, ce qui ne marche pas…

Tous ensemble, à travers nos réseaux, faisons ce travail de recensement des bonnes pratiques, de ce qui fonctionne, de ce qui va bien, de toutes ces expériences réussies, de toutes ces énergies qui peuvent être le moteur de réussites locales, pour d’autres.

Apportons cette reconnaissance à tous ceux qui le méritent, qui s’investissent, qui donnent d’eux-mêmes.

Encourageons les Français et encourageons la France !

 

Chers compagnons,

On nous le dit souvent dans les déplacements que nous effectuons, certains d’entre nous se sont interrogés ou s’interrogent encore sur le sens même de leur engagement militant ou politique !

Je vais vous le dire franchement et sans langue de bois : leurs doutes et leurs interrogations étaient bien légitimes !

Honnêtement, parce que nous sommes humains, je crois que tous les parcours individuels sont parsemés d’erreurs : erreurs de jeunesse, erreurs de jugement, erreurs d’appréciation, des bêtises faites par ici et par là, ….

Tous, collectivement, nous avons commis ou nous commettons des erreurs.

La grande différence entre l’ERREUR et la FAUTE, c’est que l’erreur est toujours réparée ou réparable et surtout, qu’elle nous permet d’apprendre, de grandir et de nous construire.

La politique n’échappe pas à cette règle !

Et ce qui a conduit beaucoup de personnes à s’interroger au cours des dernières années, devant des valeurs et des convictions galvaudées, le refus des différences, le choix du plus petit dénominateur commun, …

Alors, je suis convaincu qu’il est vital que nous reprenions une marche cohérente vers l’avant.

C’est d’ailleurs la « feuille de route » que m’avait confiée Michèle Alliot-Marie ; elle était claire.

Et nous avons lancé cette aventure du Chêne autour de trois directions :

- construire un mouvement organisé et structuré qui permette à tous ceux qui le veulent de s’engager ;

- devenir un laboratoire d’idées qui favorise les vrais échanges sur tous les thèmes, sans tabous et se projette vers demain ;

- incarner la sensibilité gaulliste au cœur de la majorité, qui garantisse cette certaine idée de la France et cette certaine idée de l’Homme, auxquelles nous sommes attachés.

Engagement pris ; engagement tenu !

Et c'est ensemble que nous avons accompli cette mission.

Quand je dis nous, je parle bien entendu des membres de l’équipe nationale qui m’entourent et qui se sont dévoués sans compter, jetant dans la balance toute leur fougue, toute leur énergie et toutes leurs convictions : Laurent, Frédéric, Jérémy, … ceux qui ont fait le déplacement ce soir mais aussi tous ceux qui au même moment, reçoivent notre Présidente à Béziers en amont d’un meeting régional de l’UMP, ou encore sont réunis dans l’Ariège pour une réunion de notre branche locale.

Mais cette ardeur n’aurait servi à rien si les adhérents et sympathisants n’avaient pas répondu présents, si chacun ne s’était pas mobilisé dans l’ensemble de nos villes et de nos villages.

Trop souvent, on a voulu donner une image réductrice du militantisme, ne nous assimilant qu’à des applaudisseurs, des porte-tracts et des colleurs d’affiches de nos élus.
Nous étions ceux vers qui tout le monde se tourne quand vient le temps des élections.

Je savais, parce que je suis l’un des vôtres, que ce n’était pas l’idée que vous vous faites de notre implication.

A travers les Branches du Chêne que j’ai déjà visitées depuis le mois d’Octobre dernier, j’ai senti de la détermination ; j’ai aussi beaucoup appris de ces rencontres !

Oui, on peut le dire avec humilité et gratitude : en rencontrant les personnes de bonne volonté et de convictions, nous apprenons toujours !

Mes chers compagnons, ensemble, nous avons relevé le défi !
Nous avons secoué la torpeur de ceux qui doutaient. Nous avons tourné le dos à la facilité et au découragement.

Et ce résultat, après également la formidable rencontre nationale que nous avons eue à Paris le 13 janvier dernier autour de Michèle ALLIOT-MARIE, de Claude GUEANT, de Jean-Louis BORLOO, de Jean-Pierre RAFFARIN, de Xavier BERTRAND, de François FILLON … oui, ce résultat : c’est notre succès ; c’est votre succès !

Avec notre présidente, nous souhaitons que notre mouvement soit encore plus présent en régions.

La force et la vigueur d’une structure politique en sont sa base et c’est pourquoi nous souhaitons qu’elle se renforce, progressivement, et ainsi faire reposer ses fondements sur des militants, nombreux et motivés.

Le Chêne fait partie intégrante de la majorité et c’est à ce titre que Michèle ALLIOT-MARIE a été élue Vice-Présidente du Conseil National de l’UMP, lors du dernier Conseil National, afin de représenter la sensibilité d’un gaullisme résolument moderne.

Nous nous voulons un mouvement tourné vers l’avenir et c’est pourquoi nous développons les branches locales et thématiques afin que ces dernières puissent nourrir une réflexion prospective pour construire la France de dans 10 ans, 20 ans, voire plus !

Il est donc nécessaire d’organiser le Débats d’idées, entre vous, mais aussi avec des sympathisants, avec le monde associatif, avec le monde de l’entreprise, afin que la réalité de terrain puisse nous être transmise et ainsi devenir une force et une richesse.

Le Chêne, aujourd’hui, sera votre porte-voix pour pérenniser une conception gaulliste du Monde, de l’Europe et de la France, une conception adaptée au 21° siècle.

Nous avons fait le choix de renouer avec les Français, de retrouver cette assise et cette fraternité populaires qui nous permettent d’épouser les inquiétudes de notre Pays, de vivre ses émotions, de connaître ses espérances les plus profondes.

Cette osmose avec nos compatriotes nous conduit sur le chemin de la maturité politique.

Ce choix était celui de la raison, c’est aussi celui de l’efficacité !

Notre présence sur le terrain se justifie par le désir de partager avec les Français notre vision de l’avenir dans laquelle chacun a légitimement sa place, dans laquelle chacun peut et doit se retrouver : donner à nos concitoyens la possibilité de participer à la construction d’un avenir commun, d’un destin partagé !

Je vous l’ai dit plusieurs fois ce soir : la France est grande quand elle est juste.

Cette volonté de justice, c’est le pragmatisme du quotidien dans l’action qui doit être la nôtre.
Cette volonté de justice, c’est placer l’Homme au cœur de la décision politique.
Cette volonté de justice, c’est avoir en permanence à l’esprit que moins que jamais, cette France ne saurait vivre que pour elle-même.

Pour être elle-même, la France doit aussi compter ; compter dans le monde ; agir sur le monde.

C’est le seul projet qui soit véritablement conforme à notre histoire, à nos combats passés, à ceux de demain, à notre engagement militant.

C’est le seul projet qui soit véritablement gaulliste !

 

Chers Compagnons,

Je crois que vous le savez, les Gaullistes ont cela dans le sang : Quand le monde hésite ou flanche, ils font face, ils reprennent le drapeau, ils affirment leurs convictions.

Alors, au Chêne, nous voulons vous inviter à faire de la politique au sens le plus noble du terme et à entraîner autour de vous les autres à faire de la politique.

Parce qu'être citoyen, c’est faire de la politique non pas en étant passif, ou en se contentant de mettre un bulletin dans l’urne, mais en essayant de participer à cette construction très concrète.
Pour bien faire de la politique, il faut être heureux.

Heureux dans sa vie bien sûr, mais aussi heureux de travailler pour les autres, heureux de travailler pour une grande idée, heureux et fiers de participer à la construction de la Nation Française de demain.

Fiers, heureux, volontaires, d’aider à susciter l’envie auprès de chaque Française et de chaque Français de partager un destin commun, un destin commun qui est celui de la planète, mais qui passe d’abord par la construction du destin que nous partageons au sein de chacune de nos communes, de chacun de nos départements, de chacune de nos régions.

Un destin commun qui est celui de cette grande idée qui nous motive tous et qui s’appelle la France !