



| MAM : "Il faut toujours faire ses courses en faisant campagne" | Envoyer |
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L'EXPRESS.fr -Thierry Dupont
La Garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie dans un restaurant de Paris, le 19 mars 2010, à deux jours du second tour des régionales. 3e à droite: la secrétaire d'Etat aux Sports et n°2 sur la liste UMP dans les Hauts-de-Seine, Rama Yade. A gauche : Philippe Goujon, député maire du XVe arrondissement. Dernières heures de campagne dans un quartier populaire de Paris pour Michèle Alliot Marie, Chantal Jouanno et Rama Yade. Ne rien lâcher avant dimanche. Alors que les derniers sondages donnent le socialiste Jean-Paul Huchon largement gagnant en Île-de-France, Valérie Pécresse et ses colistiers continuent d'arpenter le terrain pour convaincre les électeurs de droite d'aller voter au deuxième tour des régionales. Vendredi après-midi, c'est une task-force toute féminine qui déambulait dans le XXe arrondissement de Paris, l'un des quartiers les plus populaires de la capitale. La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie était venue prêter main forte à Chantal Jouanno, candidate à Paris, et à Rama Yade, la porte-parole de la campagne francilienne. Formée à l'école chiraquienne, MAM a visité les boutiques de la rue des Pyrénées et serré moult mains avant d'être rejointe par la chef de file régionale pour un café politique. Elle en a profité pour glisser quelques conseils à Chantal Jouanno, dont c'est la première campagne. "Il faut toujours faire ses courses en faisant campagne", a-t-elle lancé, un sac de victuailles à la main en sortant de chez un traiteur. "L'intelligence politique du Président" Pour ces dames de l'UMP, pas question d'écouter les voix qui, au sein même de la majorité, réclament des comptes après les mauvais résultats du premier tour. Certains exigent la tête de ministres d'ouverture? "Il ne faut pas hurler avec les loups, rétorque Rama Yade. Il faut reconnaître l'intelligence politique du président de la République. Je ne serai pas de ceux qui veulent nous diviser." Il faudra bien sûr tirer le bilan de ce scrutin. "De mon passage à la Défense, je garde l'idée d'une évaluation en deux temps, explique MAM. Dès la semaine prochaine, il faut évaluer notre campagne pour ne rien oublier de ce qui s'est passé. Et puis il faut une évaluation plus à froid, pour examiner notre action avec distance et recul." En attendant le verdict des urnes, la ministre de la Justice ne veut rien entendre. "Jusqu'à dimanche, ma seule préoccupation, c'est cette élection, comment gagner une voix après l'autre, assure-t-elle. C'est un principe que j'applique toujours en campagne. Ca m'a plutôt réussi, je n'ai jamais perdu une élection." Et avec un grand sourire, elle rentre dans une boulangerie... |